3 décembre 2013

Le régime volontaire d’épargne-retraite sera bientôt accessible

C’est maintenant chose faite! Les très attendus régimes volontaires d’épargne-retraite (RVER) pourront être offerts dès le 1er juillet 2014. Voilà une excellente nouvelle pour les 2 millions de Québécois qui ne participent à aucun régime collectif d’épargne-retraite. Mais le RVER, c’est aussi le véhicule de tout Québécois qui veut épargner pour sa retraite.

On le sait, c’est loin d’être évident de gérer soi-même son épargne-retraite. D’abord, il faut avoir une bonne discipline pour économiser régulièrement et suffisamment. Mais la gestion de l’épargne demande aussi du temps et un minimum d’expertise. Les produits d’épargne sont complexes, et les rendements nets peuvent être faibles à cause de choix de placements inappropriés et de frais de gestion trop élevés. Et, même si la mise en place des RVER ne règle pas tous les problèmes liés à l’épargne et à sa gestion, ils ont au moins le mérite de simplifier l’exercice en offrant une option de placement par défaut.

Certains employeurs seront tenus d’offrir un RVER et devront automatiquement inscrire leurs employés qui pourront, s’ils le veulent, s'y soustraire. Mais la bonne nouvelle, c’est que toute personne intéressée à participer à un RVER pourra aussi bénéficier des avantages de ce régime surveillé par la Régie des rentes du Québec.

Les dates à retenir
Les entreprises visées par la loi devront offrir un RVER au plus tard :
  • le 31 décembre 2016, pour celles qui comptent 20 employés visés et plus à leur service le 30 juin 2016; 
  • le 31 décembre 2017, pour celles qui comptent de 10 à 19 employés visés à leur service le 30 juin 2017; 
  • à une date déterminée par le gouvernement qui ne peut être antérieure au 1er janvier 2018, pour celles qui comptent de 5 à 9 employés visés à leur service.
Voilà les dates limites pour mettre en place un RVER. Toutefois, votre employeur pourra en instaurer un dès l’entrée en vigueur de la loi, le 1er juillet 2014. Un beau cadeau de Noël à demander à l’avance, non?

4 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blogue.

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    1. M. Robert,

      Nous avons supprimé votre commentaire parce qu'il était trop long. Nous pensons cependant qu'il était intéressant et qu’il méritait d'être publié. Vous serait-il possible d'en émettre un nouveau plus concis qui résume votre pensée?

      Merci!

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  2. Bonne nouvelle : Mon œil !

    Ne vous rappelez-vous pas ce qui s’est passé, il y a de cela environ 400 ans, à l’époque de Galilée. L’Église alla jusqu’à lui demander de se rétracter pour éviter le bucher ! Pourtant, aujourd’hui, il est reconnu comme le père de l’astronomie. Qui était dans l’erreur : L’Église ou Galilée ?

    Aujourd'hui, ce n'est plus la TERRE qui est le Centre de l'Univers, mais le REER.
    Or, depuis 2009, le MEILLEUR produit pour la majorité des travailleurs sans régime de retraite n'est plus le REER mais le CELI. Toutefois, peut-on vraiment demander aux gens de se serrer la ceinture sans régler le moins du monde leur taux d’endettement ?

    Comme se fait-il que même Mme Marois s'est interrogé sur la pertinence du maintien du fonds des générations alors que, tout à coup, pour tout le monde, il faudrait, maintenant, reléguer la gestion de l'endettement et toute planification financière aux oubliettes ?
    Mettre en place le RVER revient, finalement, à proclamer l’inutilité de tous les professionnels et ordres professionnels. Pourquoi transiger avec un courtier hypothécaire, un notaire, un fiscaliste, un dentiste, un orthophoniste, un électricien, un mécanicien, un comptable, … ? Cela coûtera bien moins cher aux contribuables !

    Alors qu'il est maintes fois prouver que l'éducation financière et fiscale sont déficientes, il est pour le moins "étrange" que l'on dise, ainsi, vous n'avez plus besoin d'aucun conseiller pour vous aider ni dans votre planification de retraite, ni dans le décaissement de vos FERR !

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  3. Bonjour M. Robert,
    d’abord, l’adoption des RVER est l’aboutissement d’un long processus démocratique. Déposé en mai dernier, le projet de loi a fait l’objet d’une consultation particulière à la Commission des finances publiques au cours de laquelle, une vingtaine de groupes de tous les milieux (syndical, patronal, financier, retraité, communautaire, etc.) ont présenté un mémoire. La majorité de ces intervenants ont d’ailleurs plaidé en faveur de ce nouveau régime d’épargne-retraite.

    Aussi, les RVER ont fait l’objet d’une recommandation (#18) dans le rapport du Comité d’expert chargé d’analyser le système de retraite.

    Bien que les entreprises visées par la loi auront l’obligation d’offrir un RVER à leurs employés, ces derniers auront le choix d’y participer ou non. Le choix demeure VOLONTAIRE et INDIVIDUEL.

    La planification financière de la retraite est un enjeu important. Bien entendu que la mise en place des RVER n’est pas le remède à tous les maux. Cependant, il s’agit d’un outil supplémentaire sur lequel les Québécois pourront compter en vue de la retraite.

    En terminant, les RVER ne discréditent en rien le travail des professionnels ou ordres professionnels. Bien au contraire! Les administrateurs autorisés à offrir un RVER auront la responsabilité d'en assurer la gestion en respectant des exigences rigoureuses.

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