15 juillet 2021

Connaissons-nous réellement le Régime de rentes du Québec?

 Épisode 1 du balado Le Partenaire

Pour ce tout premier épisode de notre balado, Shanie et moi avons choisi un sujet qui touche plus de 6,3 millions de Québécoises et Québécois : le Régime de rentes du Québec. Au cours des deux prochains épisodes, nous démystifierons son histoire en déconstruisant certains mythes et en retraçant quelques faits méconnus, pour expliquer ensemble comment il a été mis en place, puis comment aujourd’hui, il assure un revenu de base pour la retraite des travailleuses et travailleurs québécois. Pour ce faire, nous avons discuté avec notre actuaire en chef, Jean-François Therrien, afin de lui poser toutes nos questions! 


Bien que nous voyions la retenue effectuée en vertu du Régime de rentes du Québec (RRQ) sur chacun de nos talons de paie, connaissons-nous réellement notre régime public? 

Rappelons d’abord son histoire. Le RRQ a été mis en place à un moment où le Québec entame sa révolution tranquille, il y a plus de 65 ans; la société québécoise se transforme alors rapidement. Les gouvernements assument de nouvelles responsabilités, dont celle d’offrir un soutien aux personnes âgées.  

Dans le but de réduire le taux de pauvreté chez les aînés en leur assurant un revenu de base à la retraite, c’est en 1965 que sont créées la Régie des rentes du Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec afin d’administrer, entre autres, le RRQ de rentes du Québec. Celui-ci entrera en vigueur le 1er janvier 1966.  

Cela a très bien réussi parce que le Québec peut se targuer d’avoir un des meilleurs systèmes de retraite au monde et un taux de pauvreté chez les aînés parmi les plus bas! 

Étant aujourd’hui un régime public obligatoire pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs québécois de plus de 18 ans qui gagnent au moins 3 500 $ par année, le RRQ assure non seulement un revenu de base à la retraite, mais aussi en cas d’invalidité ou de décès, à plus de 6 millions de Québécoises et Québécois. 

« La cotisation est obligatoire, tous les travailleurs du Québec et les employeurs y cotisent : ils paient à parts égales les cotisations. » – Jean-François Therrien, actuaire en chef du Régime de rentes du Québec

Un modèle unique à 3 paliers 

Bien que le Québec ne fasse pas exception en offrant un régime de protection à ses citoyennes et citoyens, son modèle à 3 paliers est un exemple à suivre à l’échelle mondiale, selon notre actuaire en chef :

  • Le premier palier est universel : il s’agit de la pension de la Sécurité de la vieillesse. C’est un programme fédéral offert à tous les citoyens et citoyennes de 65 ans et plus. 
  • Ensuite vient le Régime de rentes du Québec, un régime d’assurance sociale : on y cotise toute notre carrière, puis la rente sans réduction est payable à partir de nos 65 ans. 
  • Puis les initiatives privées forment un 3e palier. Celles-ci comprennent les REER individuels et collectifs ainsi que les régimes de retraite privés offerts par les employeurs.
Pour arriver à assurer un revenu de base à l’ensemble des Québécoises et Québécois, le Régime de rentes du Québec repose sur des bases solides.

« Le financement du Régime est très diversifié, on peut compter sur les cotisations de l’ensemble des travailleurs et des employeurs au Québec et on a une 2e source de revenu : le fonds du Régime de rentes, géré par la Caisse de dépôt et placement du Québec. On dit que c’est notre réserve : elle approche 90 milliards de dollars et on tire des revenus de placement de cette réserve. Ça fait en sorte que s’il y a par exemple une correction des marchés financiers, il reste les revenus de cotisation pour payer les prestations. Et s’il y a une récession ou une crise économique et que nos cotisations augmentent moins vite que prévu, notre réserve est toujours disponible. » – Jean-François Therrien

Faits intéressants sur le RRQ :

  • La rente annuelle moyenne versée en 1967 était de 96,00 $. En 2020, elle était de 6 420,00 $!
  • La rente du RRQ est indexée annuellement en fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC). C’est en 1982 que le taux d’indexation a atteint un sommet de 12,3 %.
  • Le premier dépôt direct d’une rente du RRQ a été effectué en 1982. Aujourd’hui, 98 % de la clientèle est inscrite à ce mode de versement!

Payable à 60 ans, mais plus payant si on attend…

La rente du RRQ n’est pas versée automatiquement; il faut en faire la demande. Mais quand? Nous verrons dans le prochain épisode qu’elle peut être demandée dès nos 60 ans : toutefois, notre rente du Régime de rentes du Québec sera bonifiée à vie pour chaque année où on la retarde, jusqu’à nos 70 ans. D’où l’importance de bien y réfléchir avant de la demander!

Pour écouter notre balado :






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